(18) Le classement et l'inscription au Patrimoine mondial (UNESCO)
Grâce aux descendants du couple Stevens-Stoclet, le palais Stoclet nous est parvenu dans un bon état de préservation et d'authenticité, alors que bien d'autres réalisations de Hoffman ont été transformées, voire défigurées. Sur proposition de la Région de Bruxelles-Capitale, l'inscription du palais Stoclet à la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, à l'occasion de la 33ª session du Comité réuni à Séville, en juin 2009, a confirmé devant la communauté internationale la place majeure du palais Stoclet dans l'histoire de l'art « comme jalon essentiel de l'architecture préfigurant l'architecture moderne et comme chef d'œuvre de créativité ».
Si cette décision a été bien accueillie dans le monde scientifique, elle a aussi renforcé l'incompréhension du grand public, privé de l'accessibilité tant effective que virtuelle à cet édifice dont l'intérêt architectural et esthétique est pourtant reconnu mondialement.
(19) Le jardin comme promenade initiatique
Le concept d'art total s'étend au-delà des murs de la demeure et intègre le jardin, à l'arrière, sur une superficie de plus de 50 ares.
La composition géométrique et épurée de ce jardin architecturé prolonge les axes de l'habitation et s'organise en une succession de séquences spatiales minérales ou plus verdurisées: allées, chambres de verdure, charmilles, buissons taillés, bassins, pavillons et sculptures. Poursuivant le voyage artistique des intérieurs, ces œuvres d'art anciennes, surtout orientales, ou modernes intègrent la scénographie du jardin: figure de Ganesch, obélisque ou deux sculptures de R. Luksch en céramique émaillée jaune (actuellement mises à l'abri dans le salon
À l'arrière, se trouvait une aire de jeu et un terrain de tennis, l'un des rares sports accessibles aux femmes aux jeux olympiques, dès 1900, et pratiqué par Suzanne et ses amies.